Bon ca c'est un article que j'ai trouvé sur LaDépeche.fr et qui décrit bien cette réuniond'information ( ou messe) à la quelle j'ai assisté en région parisienne
20 heures précises au Causséa mercredi dernier. Le parking de l'hôtel-restaurant est archibondé. Plus de 200 personnes sont assises dans une salle. La présentation commence. Le discours est bien rôdé, les métaphores et les images font mouche. « C'est un travail effectué une seule fois qui vous rémunère plusieurs fois comme le chanteur Patrick Hernandez qui touche des royalties à chaque fois qu'est diffusée sa chanson « Born to be alive »», peut-on entendre. « C'est aussi simple que d'apprendre à faire du vélo », lâche encore l'animateur qui n'hésite pas à tirer sur la corde sensible de la peur du chômage et de la précarité : « C'est simplement 3 à 4h d'investissement par semaine pour avoir un plan de secours pour votre avenir dans ces périodes d'insécurité de l'emploi ».
Le DVD de présentation, parrainé par le milliardaire Donald Trump, qui ressemble davantage au monde de Barbie qu'à la vraie vie, enfonce le clou. Vous en aviez rêvé, ACN l'a fait. « C'est l'opportunité de votre vie mais si vous n'en profitez pas, ACN ne vous attend pas, d'autres ne s'en priveront pas », ajoute l'animateur un brin agressif après avoir pris un exemple de calcul de rémunération rapportant 7 000 ¤ par mois. Sauf que pour en arriver là il faut clairement attendre un moment que vos filleuls fassent des petits ou alors « s'investir » à temps plein.
Place ensuite aux témoignages de ceux « qui ont réussi » et qui ont même, pour certains abandonné leur ancienne profession pour ne se consacrer qu'à ACN. Comme cet ancien responsable de rayon qui a « aujourd'hui une voiture plus grande que son ancien appartement ». Ou ce banquier castrais, qui a « enrôlé » nombreux de ses clients, et qui a pu continuer de payer le crédit de sa maison seul après une séparation. Sans parler de cet ancien employé qui faisait « 80h de travail par semaine » et qui aujourd'hui est « papa à plein-temps ».
Mais aucun chiffre n'est avancé. Et d'insister sur les professions des derniers « partenaires » à avoir intégré « la famille ACN » pour crédibiliser encore le système. On y trouve des commerçants, des ambulanciers, des ouvriers, des enseignants, des agriculteurs. Bref, tout le monde peut se sentir concerné. Même si la plupart sont des jeunes de 25 ans en moyenne, quelques quadragénaires ou quinquagénaires font partie de ces commerciaux d'un nouveau genre.
En revanche, très peu d'informations sur les produits. Les arguments de vente affichés ne sont d'ailleurs pas sur les tarifs des communications qui ne sont pas du tout évoqués. C'est l'affectif qui prime. « ACN, ce n'est pas du travail, c'est 5 % de travail effectif, pour 95 % d'attitude, indique le team coordinateur. Ne dîtes pas j'ai un bon produit à te vendre mais : Papy, peux-tu me rendre un grand service s'il te plaît ? Il ne pourra pas vous le refuser ».
Une démarche qui n'avait pas l'air de déranger l'assistance plutôt jeune. Et lorsque se termine, au bout de deux heures, le monologue de l'animateur, le jeu des questions-réponses promis tout au long de la séance est curieusement passé aux oubliettes. Br. M.
LA SUITE ICI : http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/26/498891-Castres-Societe-ACN-des-methodes-de-recrutement-qui-intriguent.html